Chantal Mégard, collagiste
L’impulsion créatrice vient d’un fragment de papier dont le pouvoir évocateur ouvre une fenêtre sur l’imaginaire, l’émergence d’une intériorité qui prend sens.
Je me nomme Fanfan. Je suis sculptrice.
Je suis aussi modèle dans les ateliers et je pose depuis très longtemps.
Et c’est en posant que je suis venue à la sculpture. A force de voir les gens pratiquer. Car j’aime les ateliers, sentir les odeurs de la peinture, entendre le clic-clic des pinceaux dans les pots.
Je me nomme Lise et j’ai 13 ans.
Je fais du dessin depuis que je suis toute petite et la terre (le modelage) depuis 3 ans.
Creusent des plages, convergent,
Concentrent le regard
Sur les gris doux d’encres usées.
Ombres nervurées,
Éclats d’herbes longues,
Arc exquis ployant sur le noir.
Envolées de gazes ocellées
Il n’y avait pas l’être, il n’y avait pas le non-être.
Il n’y avait ni l’espace, ni le firmament au delà.
Quel était le contenu ? Où était-ce ? Sous la garde de qui ?
Y avait-il de l’eau profonde, de l’eau sans fond ?